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Historique  Les traces du passé  Personnages célèbres 
 Avant-propos
Ces pages sont le fruit du travail d´Anne-Claude Génnevée, institutrice à l´école St Michel. Si vous avez en votre possession d´anciennes photos, cartes postales, etc, pouvant illustrer les articles suivants, elles seront les bienvenues. Veuillez pour cela contacter le webmaster du site au 02 99 06 10 74 ou via la page contact de ce site.
 Etymologie
Le nom de Bédée vient du gaulois bedo (fosse) ou betu (bouleau) et du suffixe -iscum.
La transcription du nom a varié. Du 12e au 14e siècle, la paroisse de Bédée est citée dans les actes écrits sous le nom d´écclésia de : Bedesc (1120), Bédec (1187), Bedensi (1152), Bidisco (1122) ou encore Bédiscum (1330). C´est à partir du 15e siècle que le nom de Bédée est apparu. La forme bretonne du nom de Bédée est Bezeg.
 Un peuplement préhistorique
Un peuplement préhistorique sur la commune de Bédée, attesté par des fouilles effectuées aux lieux dits de la Morinais, la Rioulais et de la Motte Besnard. Fouilles au cours desquelles, par exemple, une hache polie a été trouvée.
 A l´époque gallo-romaine
A l´époque gallo-romaine, des hommes et des femmes habitaient sur la commune de Bédée. C´est ainsi que près de l´agglomération, au lieu dit la Métairie Neuve, des fouilles ont été effectuées lors de la création d´une déviation de Bédée vers la RN12. C´est ainsi que des céramiques ont été découvertes, des vases, des poteries, des fragments de clé, de fibule et de clous, mais aussi et surtout une statuette de déesse mère en terre cuite rouge.
 Au Moyen-Âge
Entre le 10ème et le 12ème siècle de nombreuses mottes féodales (premiers éléments de futurs châteaux forts) subsistent. Sur la commune de Bédée l´une d´elles trône à l´entrée de l´agglomération : la Motte Jubin.
De nombreux lieux dits, sur la commune, portent le nom de Motte: la Motte Gesret, la Motte Botherel, la Motte Malécot, la Motte au Pirot, la Motte aux Sages. Ces Mottes ont aujourd´hui disparu, parfois quelques traces subsistent sur le terrain (une petite levée de terre, un bout de fossé, une pièce d´eau résultant de douves…).

En 1122, Donoald, évêque d´Aleth (près de St Malo) donne aux moines de l´abbaye St Melaine de Rennes, le prieuré de Bédée qui devient une paroisse à par entière. Un bâtiment et une église sont édifiés, tous les deux ont aujourd´hui disparu. Cette nouvelle paroisse choisit St Pierre comme patron, mais sans doute le prieuré à l´origine était dédié à la Vierge. Cette hypothèse est confirmée par les anciennes armoiries du prieuré à l´effigie de la Vierge.

Si Bédée devient une paroisse, le pouvoir ´politique´ appartient aux Seigneurs de Montfort sur Meu (à 5 km ) qui y assurent le prélèvement des taxes et y rendent la justice.
C´est ainsi qu´en 1200, le Seigneur Guillaume de Montfort accorde au prieur de Bédée le droit de tenir une foire (qui rapporte de l´argent au prieuré) à la fête de la Nativité (le 8 septembre). Cette grande foire de l´Angevine se tenait au bourg dans l´enceinte du prieuré. Cette foire ne se tient plus de nos jours mais jusqu´en 1846 le cadastre en gardait la trace avec une rue du champ de foire aujourd´hui rue de la cité.
Au prieuré venaient s´ajouter de nombreuses chapelles, dont seule celle de St Urbain subsiste. Enfin, sur l´ancien cadastre napoléonien, un lieu-dit ´la Maladrie´ (disparu aujourd´hui de la rue de Saint Brieuc) et un autre ´la Ville aux malades´ à 3 kilomètres au sud-ouest du bourg(vers Montfort sur Meu), semblent indiquer l´emplacement de ´refuges´ pour les malades, probablement les lépreux fréquents au moyen-âge.

 A l´époque moderne
Bédée qui dépend depuis le moyen âge des moines de St Melaine et des seigneurs de Montfort sur Meu, devient indépendante en 1715 grâce au seigneur Charles de Botherel conseiller au parlement de Bretagne. A partir de 1744, il prit le titre de seigneur de Bédée.

Dans son roman ´93´ Victor Hugo mentionne Bédée comme ayant abrité les chouans du Comte de Puisaye (chef de l´insurrection royaliste en Bretagne, en 1794) après leur combat de Beignon (département 56). Certaines anciennes maisons de Bédée avaient un double fond dans leur cheminée afin de cacher les chouans ou les prêtres réfractaires. Ce serait le cas de la maison au numéro 10/11, place de l´église. De cette époque de nombreux châteaux ou manoirs ont été édifiés, comme le manoir de Blavon ci-contre, témoignant de la prospérité de la commune.

 A l´époque contemporaine
Une trentaine de ces manoirs étaient encore répertoriés au début du 20ème siècle. Mais aujourd´hui, il ne reste que les noms des lieux-dits. Le manoir de Blavon encore visible au milieu du 20ème n´existe plus aujourd´hui. Au lieu dit 'Les Châteaux' il ne reste que deux granges dîmières. Du manoir primitif, démantelé après la guerre de la ligue au XVIe, la famille Botherel fait construire les bâtiments avec les pierres de l´ancienne fortification.

Historiquement, Bédée est situé au carrefour de deux grands axes: l´un civil, la RN12 Paris-Brest et l´autre militaire, la départementale 72 Dinan - Guer (où se situe le camp de Coëtquidan). Ces deux routes se croisaient au centre de l´agglomération ce qui favorisait le commerce local.

Au 20ème siècle, dans les années soixante, le nombre croissant des automobiles et l´augmentation du trafic routier rend difficile la vie des bédéens. Aussi la modernisation de la RN12 est-elle la bienvenue. La création de l´axe rapide Rennes-St Brieuc-Brest qui passe par Bédée, entraîne le développement économique de la commune. Des entreprises viennent s´installer à Bédée.

Le patrimoine complet de Bédée
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