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Historique  Les traces du passé  Personnages célèbres 
 La Motte Joubin
Au moyen âge, avec le développement de la féodalité, les seigneurs devaient avoir un système défensif pour se protéger de toutes les agressions. Le meilleur moyen, s´avéra être la construction d´un château en bois (une tour entourée d´une palissade) construit sur un monticule de terre appelé motte. Certaines mottes étaient déjà sur des hauteurs existantes, mais la plupart comme celle de Bédée était artificielle.
La terre enlevée pour creuser les douves servait, avec l´apport d´autres matériaux, à faire le monticule sur lequel le château serait construit. A partir d´un grand cercle que l´on entourait d´un fossé, un monticule conique de hauteur variable, était construit pour supporter une enceinte dans laquelle se trouvait le château de bois auquel on accédait par une passerelle.
 
 L´église
L´église paroissiale Saint Pierre actuelle a seulement une centaine d´années. Pourtant elle existait dès le 15ème siècle. Mais jugée trop vétuste, elle fut détruite en 1885. Elle ne fut pas reconstruite sur le même emplacement mais quelques dizaines de mètres plus loin. Certaines parties (arche, pierres, sablières…) ont été réutilisées lors de la reconstruction à partir de 1888 selon les plans de l´architecte Arthur Régnault (qui dessina une soixantaine d´églises dans le diocèse de Rennes). Il choisit un style à la mode appelé le style néo-gothique.

Lors de la reconstruction, le cimetière qui jouxtait l´église fût déplacé quelques centaines de mètres plus au nord. Il est actuellement complètement indépendant de l´église.
Placée sur une hauteur, l´église de Bédée est visible de très loin. En 1999, elle n´a pas échappé dans la nuit du 26 décembre à la tempête. C´est ainsi que plusieurs clochetons se sont effondrés, le toit partiellement endommagé.
Le cimetière abrite un beau calvaire, ainsi que la tombe de Dom Plaine. Issu d´une famille de Bédée, il fut moine bénédictin à l´abbaye de Solesme, à Ligugé puis à Silos en Espagne après l´expulsion des congrégations. Il fût un grand spécialiste de la guerre de Succession de Bretagne.

       
 
 La chapelle St Urbain
En 1900 la chapelle St Urbain a 16 ans ! Succédant à une construction beaucoup plus ancienne (15ème siècle), ce petit oratoire fut vendu comme bien national en 1791 et abandonné. Elle est rebâtie en 1883 grâce aux dons faits par des paroissiens venus parfois de loin. Elle se situe au lieu-dit Saint Umat où on trouve de nombreuses sources. Ce saint n´est pas connu de la culture chrétienne, il semble être une réutilisation du nom de la déesse grecque (Ymas ou Yman) du mariage et de la fécondité que les romains transformèrent en Hymen.


Depuis des siècles un pèlerinage part de Bédée vers la chapelle St Urbain distante de plusieurs kilomètres. Pour y demander une guérison, la fécondité, une réussite à un examen par exemple ou un mariage. Pour s´en convaincre, il suffit de voir la statue de saint Benoît, placée dans un petit oratoire extérieur, défigurée par les coups d´épingles donnés par les jeunes désirant se marier dans l´année! La chapelle fût dédiée à Saint Urbain (I ou V?) tous les deux papes. Le premier fût martyr, le second, auparavant moine bénédictin et pape d´Avignon de 1362 à 1370 fût déclaré Bienheureux en 1870. De cette première chapelle demeure les portes (de style roman) qui furent réutilisées dans une ferme un peu plus loin.

 Les écoles
En 1682, une école gratuite pour les garçons est crée sur le territoire de Bédée. Malgré un nouveau bâtiment en 1760, elle devient trop petite. Aussi en 1828 , l´école est déplacée sur une proposition du recteur de Bédée dans les bâtiments appartenant au presbytère (actuellement 1 à 3 rue des Rosiers et 15 rue de Montfort). En 1829 se crée la première école des filles juste en face (au 17 rue de Montfort).

En 1833 la municipalité ne désirant pas construire une école supplémentaire, propose de payer l´enseignant de l´école des garçons (religieux). Depuis 1835, les garçons de la commune de la Nouaye se joignent à ceux de Bédée. Face aux 150 élèves (garçons) présents, un second poste est financé! Mais seulement pendant l´hiver! En effet les enfants ne viennent à l´école que durant cette saison, le printemps et l´été étant réservé aux travaux agricoles. L´école des filles est transféré au prieuré où logent déjà les religieuses enseignantes. Mais suite à des problèmes de cohabitation entre l´école et le presbytère, le besoin d´une école indépendante est ressenti. Aussi en 1876 est décidé la construction d´un ensemble mairie-école des garçons. Suite aux lois de Jules Ferry et à l´interdiction faite aux frères d´enseigner, deux écoles pour garçons voient le jour sur la commune: une école laïque près de la mairie (actuellement cyber-espace) dès 1889 et une école privée Saint Michel en 1893.

Pour l´école des filles le problème est le même, aussi en 1891 un projet d´école laïque est envisagé. Mais le lieu retenu, en face la cour des garçons (actuellement dans les classes du vieux bâtiment de l´école publique) pose problème, car les filles doivent passer par le même chemin que les garçons ! Problème qui retardera la scolarisation laïque des filles. L´école privée saint Urbain (des filles) sera construite dans la ruelle des Forges C´est ainsi qu´au début du 20ème siècle, on trouve à Bédée 4 écoles: 2 pour les garçons et 2 pour les filles! En 1945 l´école Saint Michel est occupée par les troupes allemandes, l´école se fera alors dans le moulin de Bédée. En 1970, la mixité acceptée verra la réunification des deux écoles privées, celle des filles sera vendue et les élèves réunis dans l´école St Michel actuelle. En 1979, une nouvelle école maternelle publique est construite et en 1987 un nouvel ensemble primaire. L´année 2009 a vu l´inauguration de son extension.

 Le Prieuré
Le prieuré constitué de bâtiments séculiers est sous la dépendance de l´abbaye St Melaine de Rennes depuis 1122. Vendu comme bien national après la révolution et la confiscation des biens d´église par les révolutionnaires français, il est acquis par le recteur Jean Legendre en 1850 pour abriter l´école des filles jusqu´en 1906. Puis il devient propriété privée jusqu´en 1973 où il est racheté par la mairie.
L´ensemble se composait d´une maison prieurale en pierre, de vastes constructions en terre à usage agricole (cellier, écuries, étables, granges) étaient disposées autour d´une cour à l´angle de l´ancienne église et de la route d´Irodouër.
Aujourd´hui les anciens bâtiments, abattus en 1990, ont complètement disparu, à l´exception de quelques bout de murs en terre ; sur la parcelle un petit collectif a été construit qui porte le nom ´ Prieuré ´.
 Le lavoir
En 1840, la rectification de la route reliant Plélan le Grand à Combourg entraîne la suppression du lavoir et du puits au lieu-dit du Bignon (ce qui veut dire zone où il y a de l´eau, marécage). Malgré des crédits votés aucune traces de nouveau lavoir, les femmes lavent leurs linges dans les douves privées du Prieuré. Ce qui pose rapidement des problèmes de cohabitation avec les institutrices qui y habitent. Un accord est obtenu, les institutrices lavent à l´intérieur du prieuré et les villageoises de Bédée à l´extérieur.
Mais en 1898 les lavandières manifestent pour obtenir un vrai lavoir qu´elles obtiendront seulement en 1901 au lieu-dit le Parc Orial. En 1907 elles manifestent à nouveau pour obtenir un toit ardoisé puis une cloison et un talus les abritant du vent ainsi qu´un dallage en ciment. A partir de 1960, devant la multiplication des machines à laver le linge, le lavoir est peu à peu abandonné. Il faut attendre 38 ans pour qu´on s´y intéresse à nouveau en nettoyant le chemin d´accès puis le lavoir lui-même.
 Les maisons en terre
Elles sont typiques de notre région de Bédée. En effet, la pierre est présente entre Montfort et Paimpont. Ce qui explique le nombre important de maisons en pierres entre ces deux villes. Ces pierres sont rouges. Il s´agit du schiste rouge et du poudingue.
De l´autre côté de Bédée, plus on va vers Bécherel plus on trouve de maisons en granit clair. Mais entre Montfort et Bécherel, Bédée ne dispose pas de carrières, il fallait donc construire avec un autre moyen moins onéreux. Les quelques pierres utilisées, pour faire la base (appelée solin) seront des pierres de récupération (ce qui explique les différences de tailles, de formes et de qualité) pour le reste la maison sera construite en terre : la bauge.

La maison en terre se distingue des maison à pans de bois par le fait qu´elle n´a pas de poutre verticale ou horizontale (sablière). Seules la terre et la pierre du pays sont utilisées.
La bauge est un mélange de terre argileuse et de végétaux (avoine, paille, bruyère, brindille…). Le tout est pilé, mélangé et tassé par les hommes et parfois par les animaux.

Le patrimoine complet de Bédée
   
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